La résistance iranienne au régime islamique

 

Alors que la crise du nucléaire iranien s’est transformée en une crise grave sur la scène internationale, il est impossible, en Iran, de s’exprimer sur ce sujet, qu’il s’agisse de ses coûts ou de ses risques réels ou potentiels. Le gouvernement a interdit toute information ou compte-rendu indépendant sur cette question et fermé tous les journaux d’opposition.

 

La République Islamique ne dispose d’aucune légitimité populaire ni légale.

 

L’élection présidentielle de Juin 2005, qui a porté Mr. Ahmadinejad au pouvoir, n’a été qu’une mascarade. Représentant la faction la plus réactionnaire et extrémiste du Régime islamique, soutenu par les milieux du Renseignement et des Pasdarans, Ahmadinejad arrive ainsi au pouvoir après l’échec des islamistes réformateurs.

Ce retour en arrière augurait clairement un durcissement du régime. L’intensification des violations des libertés fondamentales étouffe le peuple, chaque jour de plus en plus.

L’économie iranienne se dégrade à toute allure. Dans un pays connu pour sa grande richesse pétrolière, l’essence est rationnée en raison de l’incapacité de l’Iran à raffiner son brut. Plus de 20% de sa population active est au chômage et le taux d’inflation approche les 30%.

 

Mais face à un régime réactionnaire, antidémocratique et répressif, le refus du peuple iranien et de sa jeunesse en particulier, la colère des travailleurs et la protestation des masses se sont maintes fois exprimés.

Malgré les interdictions et les intimidations, les résistances démocratiques s’organisent. Devant cette situation politique et sociale, les protestations des étudiants, des écrivains, des journalistes, des femmes, des enseignants, des infirmiers et des militants syndicaux et associatifs prennent de l’ampleur .La résistance dans tous les domaines de la vie iranienne et les mouvements sociaux se poursuivent, en dépit des attaques constantes du régime en place.

 

Mais ce qui fait finalement défaut a ces mouvements, c’est la liaison nécessaire entre eux. Il est important que l’ensemble des luttes et des mouvements sociaux soient unis pour aboutir à un grand mouvement populaire pour la liberté, la démocratie et la justice sociale.